Dimanche 4 mai 2008
Remarque liminaire sans rapport avec le titre de ce post : les ponts du 1er et 8 mai sont une vraie catastrophe pour les entreprises et les entrepreneurs. Les clients
et les fournisseurs ne sont pas là et les collaborateurs non plus, les projets n'avancent pas mais les charges, elles, sont bien là. Le calendrier 2008 est idéal pour le bronzage, mais
catastrophique pour le bilan et pour la croissance. Sans compter cette rafarinade de lundi de Pentecote, que notre super président a rétabli pour libérer la croissance ? Il y a environ 250 jours
ouvrés par an, un de moins, c'est mécaniquement 0,4% de productivité en moins pour les entreprises. Merci qui ? Merci Sarkozy !
J'imagine que le lecteur qui profite de cette douce journée de repos printanière va s'étonner de ma remarque. La suppression de cette journée de congé a été une tartufferie en 2006 (jour ferié pour la SNCF/ RATP et les enseignants donc difficulté de faire garder ses enfants et se rendre au travail...). Son rétablissement est parfaitement démagogique et à 180° de ce pour quoi notre glorieux président s'est fait élire, mais rien ne nous étonne plus de la part de ce pitre.
Un bref bilan de cette première année de Sarkozy :
Ce dont je me doutais fort :
- qu'il serait beaucoup plus dans la communication que dans l'action, beaucoup plus dans le court terme que dans le long terme : c'est ainsi qu'il a été ministre
- qu'il prendrait des mesures, notamment fiscales, parfaitement démagogiques à l'égard de son électorat
- qu'il donnerait une image désastreuse de la France a l'étranger, et qu'il écornerait beaucoup l'image de la fonction présidentielle
- qu'il réduirait les budgets de l'enseignement sans vraiment toucher à ceux de la Police ou de l'Armée
- qu'il mangerait dans la main de Bush
- qu'il serait incapable de booster la croissance
Ce dont je ne me doutais pas :
- qu'il s'attaquerait à la laïcité. C'est une des premières fois depuis la guerre que l'Etat fait des retours arrières, en tout cas déclaratifs. Pour un peu, ça donnerait envie de devenir Franc Maçon.
- qu'il baisserait aussi vite dans les sondages, et que Fillon résisterait si bien
- que les ministres d'ouverture seraient plutôt une réussite. En fait, je pensais que le gouvernement serait plus à droite, notamment avec Hortefeux, et que cela diviserait plus l'opinion. De fait, il l'a rassemblée contre lui.
- qu'il irait aussi loin dans l'absurdité de la réforme fiscale (notamment avec la quasi disparition de l'impot sur les successions)
- que les mesures pour faire revenir les exilés fiscaux se réveleraient aussi inefficaces
- qu'il prendrait des mesures efficaces pour booster l'innovation dans les entreprises (triplement potentiel du crédit impot recherche, investissement de l'ISF dans les entreprises innovantes, boost de l'OSEO...), d'ailleurs sans que personne sauf les intéressés ne s'en soient vraiment rendu compte.
- que le chômage baisserait si vite, notamment grâce au développement des petits boulots initié par Borloo (emplois souvent appelés "Service à la Personne"), sans d'ailleurs que cela crée vraiment de croissance du PIB puisque ces jobs sont très mal payés.
Un bilan donc globalement négatif mais avec des bonnes surprises. Je me prends à espérer utopiquement qu'il va changer comme il nous l'a promis la semaine dernière à la télévision...
Aux quelques lecteurs réguliers de ce blog : désolé de ce break de 2 mois lié à une grosse surcharge d'activité professionnelle.
J'imagine que le lecteur qui profite de cette douce journée de repos printanière va s'étonner de ma remarque. La suppression de cette journée de congé a été une tartufferie en 2006 (jour ferié pour la SNCF/ RATP et les enseignants donc difficulté de faire garder ses enfants et se rendre au travail...). Son rétablissement est parfaitement démagogique et à 180° de ce pour quoi notre glorieux président s'est fait élire, mais rien ne nous étonne plus de la part de ce pitre.
Un bref bilan de cette première année de Sarkozy :
Ce dont je me doutais fort :
- qu'il serait beaucoup plus dans la communication que dans l'action, beaucoup plus dans le court terme que dans le long terme : c'est ainsi qu'il a été ministre
- qu'il prendrait des mesures, notamment fiscales, parfaitement démagogiques à l'égard de son électorat
- qu'il donnerait une image désastreuse de la France a l'étranger, et qu'il écornerait beaucoup l'image de la fonction présidentielle
- qu'il réduirait les budgets de l'enseignement sans vraiment toucher à ceux de la Police ou de l'Armée
- qu'il mangerait dans la main de Bush
- qu'il serait incapable de booster la croissance
Ce dont je ne me doutais pas :
- qu'il s'attaquerait à la laïcité. C'est une des premières fois depuis la guerre que l'Etat fait des retours arrières, en tout cas déclaratifs. Pour un peu, ça donnerait envie de devenir Franc Maçon.
- qu'il baisserait aussi vite dans les sondages, et que Fillon résisterait si bien
- que les ministres d'ouverture seraient plutôt une réussite. En fait, je pensais que le gouvernement serait plus à droite, notamment avec Hortefeux, et que cela diviserait plus l'opinion. De fait, il l'a rassemblée contre lui.
- qu'il irait aussi loin dans l'absurdité de la réforme fiscale (notamment avec la quasi disparition de l'impot sur les successions)
- que les mesures pour faire revenir les exilés fiscaux se réveleraient aussi inefficaces
- qu'il prendrait des mesures efficaces pour booster l'innovation dans les entreprises (triplement potentiel du crédit impot recherche, investissement de l'ISF dans les entreprises innovantes, boost de l'OSEO...), d'ailleurs sans que personne sauf les intéressés ne s'en soient vraiment rendu compte.
- que le chômage baisserait si vite, notamment grâce au développement des petits boulots initié par Borloo (emplois souvent appelés "Service à la Personne"), sans d'ailleurs que cela crée vraiment de croissance du PIB puisque ces jobs sont très mal payés.
Un bilan donc globalement négatif mais avec des bonnes surprises. Je me prends à espérer utopiquement qu'il va changer comme il nous l'a promis la semaine dernière à la télévision...
Aux quelques lecteurs réguliers de ce blog : désolé de ce break de 2 mois lié à une grosse surcharge d'activité professionnelle.
Les jours prochains nous informeront sur les motivations du trader. Etait-ce simplement de booster son bonus ? Ou bien du "terrorisme" comme le dit Daniel Bouton, qui devrait faire preuve d'infiniment d'humilité dans son diagnostic ? Les profils recrutés en salle de marché ne sont vraiment pas ceux d'un Oussama Ben Laden.