Texte libre

Pseudo : ava
Age : 38 ans
Lieu : Paris
Profession : dirigeant d'entreprise (secteur nouvelles technos)
Blogueur : depuis mars 2006
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Playlist musicale

Artistes anglais de longtemps
David Bowie - Ziggy Stardust
Madness - Baggy Trousers
The Kinks - Waterloo sunset
Bob Marley - Exodus
Velvet Underground - Sunday Morning
Rolling Stones - Sympathy for the devil
Iggy Pop - I'm a passenger
The Beatles - A day in a life
Pink Floyds - wish you were here
The Pixies - all over the world
The Doors - light my fire
Jimi Hendrix - purple haze
Lou Reed - Walk on the wild side

Artistes anglais du temps
Coco Rosie - By your side
Kate Bush - King of the mountain
K's choice - Busy
Massive attack - teardrop
Moby - Dream about me
Ayo - down on my knee
Viceroys - heart made of stone
Morcheeba - Rome not built in a day
Natalie Imbruglia - torn
Nouvelle Vague - Dance with me
Elliot Smith - Miss misery
Belle&Sebastian - Expectations
Ayo - Down on my knees
Pink martini - pas travailler

Artistes français tous temps
Brassens - la plage de Sète
Yann Tiersen - la rade
Benabar - 4 murs et un toit
Keren Ann - Not Going Anywhere
Mickey 3D - Matador
M - Qui de nous 2
Bazbaz - sur le bout de la langue
Camille - ta douleur
Olivia Ruiz - la femme chocolat
Carla Bruni - plus beau du quartier
Matmatah - Emma
Les wampas -comme un ange
Sensemilla - mauvaise réputation
Air - Kelly watch the stars
Katerine - Louxor
Higelin - Ce qui est dit
Daft Punk - One more time
David Guetta - The world is mine
Bob Sinclar - Tennessee
Noir Desir - Un homme pressé
Manu Ciao - RainininParadize

BDthèque

Fan de BD depuis 30 ans, ci-dessous un extrait de ma BDthèque de quelques milliers de titres, en plus des milliers de titres lus en tailleur chez Boulinier ou à la FNAC Rennes (qui défigure honteusement la BD depuis recemment)
Adamov - Cothias : Les eaux de Mortelune
Bilal - Christin : La ville qui n'existait pas
Binet : Les bidochon (prix de l'endurance)
Blain : Isaac le pirate
Charyn - Boucq : Le matin du magicien
Cothias - Julliard : 7 vies de l'épervier
Dabitch - Pendanx  : Abdallahi
Dupuy - Berberian : Avant la fortune
Gibrat : Le sursis
Giroud - Bonin - Gillon... : Quintett
Giroud : Le Décalogue
Gimenez - Jodorowski : Metabarons
Griffo - Van Hamme : SOS Bonheur
Jacobs : Blake et Mortimer
Jul : Le Guide du Moutard
Larcenet : Tout (mon idole)
Lax - Giroud : Azrayen
Leo : Aldebaran
Marvano - Haldeman : Guerre eternelle
Moebius -Jodorowski : L'incal
Morvan - Lejeune : Trop de bonheur
Pratt : Fable à Venise
Ptiluc : Pacush blues
Schuiten -Peeters : La tour
Sfar : le chat du rabin
Spigelman : In the shadow of no tower
Tan : Où vont nos pères (chef d'oeuvre)
Tardi : Adele Blanc-sec
Uderzo - Goscinny : Asterix
Yslaire : Sambre

Mercredi 10 mai 2006
1) Les services secrets français ont un énorme problème de RH. La DGSE recrute Imad Lahoud, un informaticien qui vient de purger une peine de prison pour détournement de fond, qui se fait engager comme directeur scientifique d'EADS juste derrière ! On croit rêver, même dans un mauvais polar, cela ne passerait pas. La barbouzade absolument lamentable prend derechef la troisième place du podium juste derrière Les Irlandais de Vincennes et Greenpeace. Heureusement il n'y a pas encore de mort cette fois.
J'attends avec impatience la version de Monsieur X sur Inter.

2) Si le ridicule tuait encore, la péninsule ibérique serait une ile
La France fait encore bien rire la Terre entière. Non seulement on se fait pincer pour une vulgaire affaire de pots de vin avec Taiwan, mais en plus une affaire de faux grotesque impliquant pas mal de monde fait trembler et certainement tomber le gouvernement. Le fantôme de Matignon à qui il suffisait de se taire prend la peine de se contredire publiquement.

3) Plus c'est gros, plus ça passe, on prend les français pour des gogos
Une affaire énorme de commissions, retro-commissions, mettant en évidence le fait que Clearstream qui est au départ une chambre de compensation interbancaire, donc sans stockage d'argent, permettait de faire des détournements de fonds importants et même après le 11 septembre, est completement éclipsée par une pantalonade grotesque...

4) François Fillon est un petit con
Enorme tacle ce matin sur Inter de VIllepin dont "le conseiller de Sarkozy" demande allegrement la démission. Même la gauche n'ose pas tirer aussi fort sur l'ambulance. C'est du sous-Sarkozy. Après s'être ridiculisé au gouvernement, François Fillon ridiculise non seulement la majorité qui n'avait pas besoin de lui, mais la politique française toute entière. Carton rouge.




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Mercredi 3 mai 2006
Profitons des derniers instants du gouvernement Villepin pour intituler cet article ainsi, celà fera délicieusement kitsch d'ici quelques jours. Son air décomposé nous amène à disserter sur le bonheur.

Alors que le bonheur était le but de la politique selon Aristote, la notion a presque disparu du débat, pour réapparaitre sous une forme surprenante dans un article du Monde de la semaine dernière, "l
es leçons de bonheur du très chic Wellington College" (pas en hyperlien car c'est désormais payant) :
Comment expliquer le tapage qui entoure les leçons de bonheur que va proposer le Wellington College à ses pensionnaires âgés de 14 à 16 ans ? Peut-être en se remémorant cette remarque d'un syndicaliste au début des années 1970 : « Les Anglais ne sont pas nés pour travailler. » Ce très chic pensionnat privé, niché dans le Berkshire, a décidé d'ajouter à son cursus une leçon hebdomadaire de bien-être. « Nos enfants doivent apprendre que, si nos sociétés sont de plus en plus riches, elles ne sont pas de plus en plus heureuses : un fait régulièrement démontré par les recherches en sciences sociales".

Il est un fait avéré (par Coluche) que l'argent ne fait pas le bonheur des pauvres. En dessous de 13000$ par an selon les scientifiques. Ce dernier article nous rappelle à quel point il est facile d'être malheureux quand on est riche... L'étude menée sur des milliers d'américains montre que le fait d'être de plus en plus riche peut apporter le bonheur mais en aucun cas la richesse en soit. La société de consommation est une drogue dure avérée. Plus l'on a d'argent, plus on consomme et plus on veut consommer, quitte à devoir tout y sacrifier. Le pourcentage d'individus heureux tend à diminuer alors que le niveau de vie materiel monte régulièrement... A l'inverse, la perte de revenu, la perte de santé provoquent généralement une dépression.

Il ne faut pas non plus négliger la frustration engendrée par l'impossibilité de consommer. L'apprenti consommateur qui dès 3 ans est exposé à la publicité consomme en moyenne 30 minutes de publicité télévisée par jour (sur 3h30 de sa consommation TV quotidienne). Plus le décallage entre riches et pauvres s'accroit, plus la frustration est grande... Ainsi, en février, les étudiants toulousains ont-ils débarqué dans des grandes surfaces avec des panneaux "ON VEUT CONSOMMER".

La perte de pouvoir doit être également source de malheur, et la mine déconfite de feu notre premier ministre nous l'a rappelé aujourd'hui avec grande force... Néanmoins la compassion vient plus facilement vers ceux pour qui les déconvenues arrivent par hasard que vers ceux qui en ont pavé le chemin...
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Mardi 25 avril 2006
Vu que l'actuelle présidentiable en chef selon BVA s'en réclame (Ségolène Royal), il m'a paru judicieux de m'intéresser au blairisme, et de combler un vide dans wikipedia en m'y essayant à une définition.

Tout d'abord le personnage de Tony Blair n'est pas aujourd'hui très sympathique en raison du mensonge effronté à propos de l'Irak devant la chambre, et très bas dans les sondages à ce titre. La corruption qu'il a visiblement initié pour l'attribution des Jeux Olympiques 2012 releve du même registre.

En dehors des valeurs défendues (parité, lutte contre l'homophobie), on cherche le nombre de mesures économiques de gauche qu'il a prises. Les transports en commun sont encore très déficients, le système de santé à peine mieux qu'en 97 et la couverture sociale identique. Le système d'imposition reste un des plus avantageux d'Europe pour les très riches, alors que la fiscalité est lourde pour les classes moyennes, sans beaucoup d'aide pour les familles avec enfants.

Par ailleurs, il a su faire prospérer l'économie, qui est une des plus fortes croissances en Europe, avec une hausse du niveau de vie, ce qui contribue certainement à ce que les anglais soient en train d'acheter peu à peu le sud de la France entre Bordeaux et Rodez. Les recettes sont pour partie celles du thatcherisme (incitation à la création d'entreprise...).

Alors sans aucun doute, il est plus facile de faire monter le niveau de vie lorsque l'économie génère de la richesse. Il est plus facile de créer du progrès social dans ces phases. Ce que Tony Blair a très peu fait.

Il y a beaucoup plus à prendre des best practices de l'économie britannique que dans le bilan du blairisme tant il semble faire l'apologie de l'hypocrisie.
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Dimanche 23 avril 2006
Monsieur le Ministre,

vous avez déclaré cette semaine : 
"Si certains n'aiment pas la France, qu'ils la quittent (...) S'il y en a que cela gêne d'être en France, qu'ils ne se gênent pas pour quitter un pays qu'ils n'aiment pas (...) On ne peut pas demander à un pays de changer complètement ses lois, ses habitudes, ses coutumes tout simplement parce qu'elles ne plaisent pas à une infime minorité".

Sans revenir à Charlemagne, qui fait completement partie de l'histoire de France alors qu'il est on ne peut plus germanique, Guillaume le Conquérant qui était on ne peut plus Viking, rappelons juste que des millions de français vivant actuellement n'avaient pas le français comme langue maternelle. Beaucoup de jeunes Bretons, Normands, Basques ou Corses étaient punis à l'Ecole Communale lorsqu'ils parlaient autre chose que le français. Ils n'aimaient pas beaucoup la France, et pourtant l'Etat-Nation "France" s'est crée, à coup de guerres, à coup de bottes, à coup de radio-télévision qui a completement nivellé les différences culturelles. Ils n'aimaient pas beaucoup la France et ils n'avaient pas la possibilité de la quitter. C'est l'histoire de la France des cinquante dernières années.

Les gens auxquels vous pensez, Monsieur le Ministre, n'ont pas plus les moyens de la quitter. Eux non plus n'aiment pas beaucoup la France mais pas parce qu'on leur impose une culture, c'est en raison des contrôle de police incessants, de la démission d'une partie du corps enseignant, de conditions de vie peu à même de les rendre compétitifs sur le marché de l'emploi, ce qui conduit parfois à une suite logique. Oui cela les gêne certainement d'être dans cette France là, et moi aussi pour ne rien vous cacher. On ne demande pas de changer les lois, mais les habitudes de la police lorsqu'ils font des contrôles d'identité "musclés", oui.

Au niveau économique, c'est l'objet de ce blog, il y a des centaines de milliers d'emplois à pourvoir en France, pour y créer de la richesse, et des centaines de milliers de personnes qui sont hors du coup et incapables de remplir ces emplois pour les raisons évoquées au paragraphe ci-dessus. On parle parfois d'immigration choisie, pourquoi pas. L'émigration choisie, elle, est une réalité, mais ce ne sont pas les gens auxquels vous pensez. Si le polique a un rôle, c'est de créer les conditions pour que cela devienne plus rare, pour créer de la croissance durable. Pour ça, il est aussi indispensable que disparaisse le climat de tension, or il est completement impensable que cela ait lieu en expulsant tout le monde.

Aller chasser à droite de la droite
par pur calcul politique, est après tout à peine plus détestable que Fabius a tenté d'aller chasser à gauche de la gauche, si ce n'est qu'il y a plus de doute sur sa sincérité que sur la votre. Mais relisez Goethe, vendre son âme au diable n'a jamais mené au ciel... et si cela menait à l'Elysée, la France n'en ressortirait certainement pas grandie.

Bien respectueusement, votre dévoué serviteur.

Ava


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Mercredi 19 avril 2006
Un ami qui habite Hong-Kong me disait qu'il avait pris un taxi qui n'avait pas de maison : il vit, mange et dort dans son taxi, 7j/7, 365j/an, pour devenir riche, car il n'y a rien de plus respectable chez lui que de devenir riche. Ce qu'on ne veut pas en France, mais comment lutter ?

Il y a une ambiance de grand dynamisme économique, en Israel, à Londres, dans la Silicon Valley, à Madrid. Cette ambiance crée de la croissance. Cette ambiance, elle a existé à Paris en 99 et en 2000, c'était l'esprit des start-ups, mais qui a largement dépassé internet. Tout le monde créait une entreprise, le chomage baissait, les salaires montaient... La chute a été brutale, et la gniak a baissé. Dramatiquement.  Les patrons et les investisseurs s'endorment.

Il est souvent comparé la croissance française avec celle des autres pays occidentaux. De mon expérience, la grande différence entre la période faste de cette période (où la France surperformait) et aujourd'hui, c'est cette gniak qui a disparu du monde des affaires. Les investisseurs (VC, industriels, ou fonds) sont beaucoup plus prudents qu'ils ne l'étaient même au milieu des années 90. Actualité de la semaine, c'est Comverse, une entreprise israelienne, qui rachete Netcentrex, joyau français de la techno Voix sur IP, et qui va aller commercialiser partout au monde leur technlogie. A Paris, personne d'intéressé ? Alors peut-être que Tchuruk a trouvé mieux à faire en associant Alcatel à Lucent, en tout cas, l'association de 2 canards boiteux qui en sont à leur n-ième plan social, de 2 cultures totalement différentes, a très rarement fonctionné. Nul doute en revanche que Pat a plus la gniak que papy Serge qui a 68 ans, après avoir flingué 2 dauphins, était clairement au bout de la route.

Rien d'étonnant à ce que les jeunes diplômés partent à l'étranger là où l'ambiance est bien plus dynamique, et où il y a accessoirement moins de chomage et des salaires d'embauche plus élevés (mais pas un niveau de vie plus élevé, Londres est très cher)

Mon impression est que toutes les conditions sont réunies pour repartir : il y a de l'argent, nous sommes sur un début de cycle concernant l'innovation technologique (Voix sur IP, Web2, ajax, convergence...), il y a des compétences. Manque le catalyseur. Et je n'ai aucune idée de ce que ça pourrait être.


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