Vu que l'actuelle présidentiable en chef selon BVA s'en réclame (Ségolène Royal), il m'a paru judicieux de m'intéresser au blairisme, et de combler un vide dans wikipedia en m'y essayant à
une définition.
Tout d'abord le personnage de Tony Blair n'est pas aujourd'hui très sympathique en raison du mensonge effronté à propos de l'Irak devant la chambre, et très bas dans les sondages à ce titre. La corruption qu'il a
visiblement initié pour l'attribution des Jeux Olympiques 2012 releve du même registre.
En dehors des valeurs défendues (parité, lutte contre l'homophobie), on cherche le nombre de mesures économiques de gauche qu'il a prises. Les transports en commun sont encore très déficients, le système de santé à peine mieux qu'en 97 et la couverture sociale identique. Le système d'imposition reste un des plus avantageux d'Europe pour les très riches, alors que la fiscalité est lourde pour les classes moyennes, sans beaucoup d'aide pour les familles avec enfants.
Par ailleurs, il a su faire prospérer l'économie, qui est une des plus fortes croissances en Europe, avec une hausse du niveau de vie, ce qui contribue certainement à ce que les anglais soient en train d'acheter peu à peu le sud de la France entre Bordeaux et Rodez. Les recettes sont pour partie celles du thatcherisme (incitation à la création d'entreprise...).
Alors sans aucun doute, il est plus facile de faire monter le niveau de vie lorsque l'économie génère de la richesse. Il est plus facile de créer du progrès social dans ces phases. Ce que Tony Blair a très peu fait.
Il y a beaucoup plus à prendre des best practices de l'économie britannique que dans le bilan du blairisme tant il semble faire l'apologie de l'hypocrisie.