Lionel Jospin a - à quelques mois près - l'age du général de Gaulle en 1958. Serait-ce la fin de sa traversée du désert ? Coincidence de calendrier, il marque son retour le lendemain de la plus belle victoire de l'équipe de France de foot depuis la finale de 1998, apogée de son mandat de Premier Ministre. C'est du lourd, ce soir. Il a pour lui l'expérience du pouvoir, un leadership sans commune mesure avec celui de Ségolène, et - à la différence de DSK - une seule casserole aux fesses. Mais de taille : s'être carapaté au pire de la tourmente en 2002...
Autant le paysage des présidentiables à droite est peu propice aux surprises, autant cela promet d'être épique à gauche. Ségolène a entamé le sprint un peu tôt et un essouflement est possible (mais il y aura d'autres présidentielles - née en 1953 elle a 16 ans de moins que Jospin) : "mes idées sont les votres" est un discours qui veillit mal. Jospin, Lang et DSK en deuxième rideau. Et bien sûr Fabius dont on sent qu'il va avoir du mal à résister à faire candidature "noniste" en dehors du PS, parti dont il a des précedents de postulant fossoyeur.
Pendant ce temps-là, désert absolu de projet moyen terme et - ce qui est plus inquiétant - très peu d'idées innovantes. Juste des prises de position tactiques, des coups, des affaires qui vont sortir des placards... et un fantome à Matignon. Mais la France est une vieille dame qui observe avec indulgence.
Que ceux qui consultaient ce blog régulièrement me pardonnent pour mon mutisme récent : j'ai énormément de travail en ce moment, et serai certainement plus bavard dès la semaine prochaine. En tout cas merci pour vos visites très nombreuses ces dernières semaines.