Mercredi 6 février 2008
Je critiquais le rapport Attali, essentiellement sur sa forme, dans mon dernier post. Ses idées qui me semblent intéressantes sont pourtant nombreuses :
- Le rapport commence par traiter le sujet de la déficience de l'éducation, notamment primaire et universitaire. C'est effectivement la base de tout, même s'il oublie de pointer la grave inadéquation entre les formations proposées par l'enseignement et la demande d'emploi de l'économie (avec près d'un million d'emplois non pourvus), génératrice de frustrations et de chomage. Le rapport préconise un intéressant "contrat d'apprentissage" des chômeurs dans ce sens. On pourrait juste attaquer avant l'étape chômage. De nombreuses propositions me paraissent très efficaces : évaluation indépendantes des professeurs, valorisation des aptitudes non académiques, développement des stages, concours d'innovation, mieux encadrer les élèves d'université, renforcer l'évaluation des universités, massivement investir dans la création de poles universitaires pluridisciplinaires, faciliter l'accueil d'étudiants étrangers...
- Simplification de la création de PME et des sociétés unipersonnelles. Même s'il faut éviter les abus, cela inciterait beaucoup de gens à démarrer une activité ou a déclarer leur activité : beaucoup travaillent au noir parce que c'est trop lourd de créer une entreprise. Simplifier l'accès des PME aux marchés publics ferait en outre faire des économies à l'Etat, les payer rapidement, notamment pour rembourser la TVA et le CIR serait efficace. D'autres excellentes idées : une représentation unique, une publication par les grandes entreprises du CA effectué avec des PME...
- Rendre notre recherche plus compétitive. C'est effectivement bien dans ces termes que se pose le probleme. La recherche est souvent la base de la compétitivé économique. Il faut encourager l'application et la valorisation des découvertes de la recherche publiques. Aujourd'hui un chercheur court vers la publication (l'espoir de la gloire) et n'a aucune incitation à rendre son innovation moneyable, quand il ne méprise pas cette option.
- Accelérer la pénétration internet via la généralsation du très haut débit, accélérer la diffusion des logiciels libres, du RFID, de la signature numérique, les nanotechnologies. Une seule certitude : le changement est de plus en plus rapide.
- Concernant la santé, réorienter les budgets vers la prévention (qui est aujourd'hui un parent pauvre), développer l'hospitalisation à domicile (moins couteuse), prendre en compte l'explosion du nombre de personnes dépendantes.
- Développer les entreprises de biotechnologie, notamment via des "bio-cluster" public-privé, développer la neuroscience...
- Développer une énergie moins dépendante et plus durable (solaire, éolien, biomasse, filière hydrogène...), stocker le CO2, imposer une limitation de la dépense énergétique pour chaque type d'équipement...
- faire de Paris une place financière majeure. Ca c'est fait, merci Jérome Kerviel.
- améliorer les conditions d'accueil des étrangers très qualifiés. Aujourd'hui on leur fait faire la queue à partir de 4h du matin pour un titre de séjour.
- développer l'accueil des touristes, notamment en se calant mieux sur la demande, mieux promouvoir la France à l'étranger
Plein d'idées très bien expliquées mais concentrées dans un document inutilisable, bref, un énorme gâchi...
Une perle (page 20) : "avant de passer à l'action, il ne faut pas que la main tremble". Elle n'a pas tremblé et à directement passé le document à la broyeuse : le maintien du quota des taxis a été annoncé ce jour.
- Le rapport commence par traiter le sujet de la déficience de l'éducation, notamment primaire et universitaire. C'est effectivement la base de tout, même s'il oublie de pointer la grave inadéquation entre les formations proposées par l'enseignement et la demande d'emploi de l'économie (avec près d'un million d'emplois non pourvus), génératrice de frustrations et de chomage. Le rapport préconise un intéressant "contrat d'apprentissage" des chômeurs dans ce sens. On pourrait juste attaquer avant l'étape chômage. De nombreuses propositions me paraissent très efficaces : évaluation indépendantes des professeurs, valorisation des aptitudes non académiques, développement des stages, concours d'innovation, mieux encadrer les élèves d'université, renforcer l'évaluation des universités, massivement investir dans la création de poles universitaires pluridisciplinaires, faciliter l'accueil d'étudiants étrangers...
- Simplification de la création de PME et des sociétés unipersonnelles. Même s'il faut éviter les abus, cela inciterait beaucoup de gens à démarrer une activité ou a déclarer leur activité : beaucoup travaillent au noir parce que c'est trop lourd de créer une entreprise. Simplifier l'accès des PME aux marchés publics ferait en outre faire des économies à l'Etat, les payer rapidement, notamment pour rembourser la TVA et le CIR serait efficace. D'autres excellentes idées : une représentation unique, une publication par les grandes entreprises du CA effectué avec des PME...
- Rendre notre recherche plus compétitive. C'est effectivement bien dans ces termes que se pose le probleme. La recherche est souvent la base de la compétitivé économique. Il faut encourager l'application et la valorisation des découvertes de la recherche publiques. Aujourd'hui un chercheur court vers la publication (l'espoir de la gloire) et n'a aucune incitation à rendre son innovation moneyable, quand il ne méprise pas cette option.
- Accelérer la pénétration internet via la généralsation du très haut débit, accélérer la diffusion des logiciels libres, du RFID, de la signature numérique, les nanotechnologies. Une seule certitude : le changement est de plus en plus rapide.
- Concernant la santé, réorienter les budgets vers la prévention (qui est aujourd'hui un parent pauvre), développer l'hospitalisation à domicile (moins couteuse), prendre en compte l'explosion du nombre de personnes dépendantes.
- Développer les entreprises de biotechnologie, notamment via des "bio-cluster" public-privé, développer la neuroscience...
- Développer une énergie moins dépendante et plus durable (solaire, éolien, biomasse, filière hydrogène...), stocker le CO2, imposer une limitation de la dépense énergétique pour chaque type d'équipement...
- faire de Paris une place financière majeure. Ca c'est fait, merci Jérome Kerviel.
- améliorer les conditions d'accueil des étrangers très qualifiés. Aujourd'hui on leur fait faire la queue à partir de 4h du matin pour un titre de séjour.
- développer l'accueil des touristes, notamment en se calant mieux sur la demande, mieux promouvoir la France à l'étranger
Plein d'idées très bien expliquées mais concentrées dans un document inutilisable, bref, un énorme gâchi...
Une perle (page 20) : "avant de passer à l'action, il ne faut pas que la main tremble". Elle n'a pas tremblé et à directement passé le document à la broyeuse : le maintien du quota des taxis a été annoncé ce jour.
par ava
publié dans :
Economie
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Les jours prochains nous informeront sur les motivations du trader. Etait-ce simplement de booster son bonus ? Ou bien du "terrorisme" comme le dit Daniel Bouton, qui devrait faire preuve d'infiniment d'humilité dans son diagnostic ? Les profils recrutés en salle de marché ne sont vraiment pas ceux d'un Oussama Ben Laden.